Le procès de l’ultra-nationaliste qui voulait abattre Macron est jugé à partir de vendredi à Paris.

Ce sympathisant d’extrême-droite a voulu commettre un attentat en 2017. La gamme de ses potentiels victimes était assez large. Il voulait s’en prendre aux «musulmans, juifs, noirs, homosexuels» ou encore à «Emmanuel Macron».

Le procès de Guillaume M., 26 ans, avait été reporté à la suite d’une erreur dans l’ordonnance du juge d’instruction pour saisir le tribunal correctionnel.

Il comparaîtra pour «entreprise terroriste individuelle», délit très rare pour être souligné.

Ce fan du néo-nazi norvégien Anders Behring Breivik, qui avait tué 77 personnes en 2011, était un ancien membre des Jeunesses nationalistes, ligue d’extrême droite dissoute en 2013.

Ce solitaire sans emploi à tendance suicidaire, avait été interpellé le 28 juin 2017 suite à une alerte via la plateforme de signalement des contenus illicites Pharos.

Je cherche une arme, semi-auto obligatoire, je veux buter des gens, faire le plus de dégâts possible.

Le suspect était allé acheter des couteaux dans un supermarché, puis avait menacé les policiers au volant de sa voiture lors de sa capture.

Il s’est dit attaché à la préservation de la race blanche.

Les deux seraient pas mal, la mort ou la célébrité.

Il avait, en bon mégalo, envisagé «une tuerie de masse» à la kalachnikov, contre «plusieurs personnes de chaque minorité, musulmans, juifs, noirs, homosexuels, franc-maçons».

Il aurait aussi pensé à un «attentat contre Macron».

Quitte à tomber, autant que ce soit pour tuer un politique et déstabiliser le système.

Mais il assure n’avoir rien commis de répréhensible.

Le dossier est pourri, je n’ai pas d’arme, pas de contact, c’est seulement un fantasme.

Sa défense considère que les poursuites pour entreprise terroriste individuelle sont inutiles, c’est un simple «suicide social».

Les éléments matériels retenus contre lui sont l’achat des couteaux et une vidéo dans laquelle il lance un cocktail molotov en 2015.

Chose pour laquelle il avait déjà été condamné. Cette fois-ci, la peine pourrait atteindre les dix ans de réclusion.

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