L'homme qui avait tiré sur la mosquée de Bayonne est mort

Le procureur de la République de Mont-de-Marsan a annoncé ce matin que l’auteur présumé de l’attaque de la mosquée de Bayonne, en octobre dernier, était mort en prison. Claude Sinké, un octogénaire originaire des Landes, était soupçonné d’avoir incendié les lieux et d’avoir blessé grièvement deux personnes avec une arme à feu, rapporte le journal 20 minutes.

En détention provisoire au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan depuis le 30 octobre 2019, Claude Sinké est mort à la suite d’une « brusque détérioration de son état de santé », indique le procureur. Il a été conduit aux urgences de Mont-de-Marsan mercredi, où il est mort peu après 21 heures.

Une autopsie aura lieu

Selon le procureur de la République, une procédure en recherche des causes de la mort, systématique après le décès d’une personne détenue, a été ouverte. Une autopsie sera réalisée dans ce cadre. Cette enquête a été confiée par le parquet de Mont-de-Marsan au commissariat de police de la ville. 

L’attentat de la mosquée de Bayonne

Il est environ 15 h 20, lundi, lorsque des coups de feu éclatent devant la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), blessant grièvement deux septuagénaires. Claude Sinké, 84 ans, candidat Front national aux élections départementales de 2015, vient de tenter d’incendier la porte de l’édifice religieux. Surpris par les deux hommes, il leur tire dessus.

Interpellé rapidement par la police, il reconnait les faits, d’autant que son profil, celui d’un individu aux propos haineux envers les étrangers et les musulmans, comme le rapportent de nombreux témoins, laisse peu de doutes sur ses motivations. « J’ai voulu venger l’incendie de Notre-Dame », a-t-il expliqué hier aux enquêteurs, faisant siennes les théories complotistes d’extrême droite selon lesquelles le terrorisme islamiste en serait à l’origine, rapporte l’Humanité.

« Cette année, deux des grandes églises de Paris ont été l’objet d’incendies dont je pense très sérieusement qu’ils étaient criminels », avait par exemple affirmé Jean-Marie Le Pen. « Ces feux doivent être pour nous un avertissement. (…) Depuis des années, nous dénonçons le transfert de population qui se fait des pays extra-européens vers l’Europe, en particulier vers la France », avait également lâché l’ex-président du FN.

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