Un escroc employait un faux imam pour faire certifier des produits « halal »

Bruno Bernard, l’escroc belge qui employait un faux imam pour faire certifier des produits comme «halal» a été condamné à 15 mois de prison. Le tribunal correctionnel de Liège a condamné, l’homme d’affaires de Sprimont à 15 mois de prison assortie d’un sursis de cinq ans et d’une amende de 32 000 € pour s’être « livré à un travail frauduleux ou a eu recours aux services d’un travailleur frauduleux. » relaie Bladi.net

Un faux imam venu d’Algérie, amené par un soi-disant docteur liégeois en économie, faisait le tour d’une cinquantaine d’entreprises qui voulaient être certifiées halal afin de mieux vendre leurs produits dans les pays du Maghreb. Or, les deux personnages se sont avérés être des escrocs, rapporte Sud Info.

« Quand j’ai voulu certifier mon concentré de sirop, explique Bernard Meurens de la siroperie d’Aubel, mon voisin des cidreries Stassen m’a dit qu’il avait fait appel à la BECI. J’ai donc fait de même. »

Comme des centaines d’autres entreprises belges, et même françaises…

La BECI l’a mis en contact avec Bruno Bernard et le jour de la visite, ce dernier est arrivé en compagnie d’un imam du nom de Nasreddine Askratni, présenté comme un représentant religieux officiel de l’État algérien. « Ils ont visité l’usine », reprend Bernard Meurens. « Et comme notre sirop n’emploie que des produits autorisés par l’Islam, il n’y a eu aucun problème pour apposer leur cachet sur le certificat. » Pour cette formalité, il en aura tout de même coûté 2.000 euros, facturés à la BECI. Un certificat qui est à renouveler chaque année…

Une enquête judiciaire permettra de démasquer le faux imam et son employeur, un pseudo-docteur en économie de plusieurs universités officiant pour le compte de la Chambre du commerce et de l’industrie de Bruxelles. « Ces factures sont fausses ,puisque rédigées au nom de la société Balticalliance SIA », indique le jugement, précisant qu’il évitait de payer la TVA et la déclaration de ses revenus aux impôts.

« M. Bernard présente une personnalité particulière qui ne semble absolument pas prendre conscience du caractère inacceptable des faits commis », affirme le juge en charge du dossier. Aussi, a-t-il été dit que Bruno Bernard portait de faux titres et de faux diplômes. Le juge rend son verdict : il écope d’une peine de 15 mois de prison (assortie d’un sursis de cinq mois vu qu’il n’a pas de casier judiciaire) et d’une amende de 32.000 €. De plus, il lui a été fait interdiction de gérer une société durant cinq ans.

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