Le gouvernement français a officiellement reconnu mardi le rôle d’imam en tant que profession, l’ajoutant à la liste des métiers répertoriés par Pôle emploi, rapporte Anadolu.
Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a fait cette annonce lors de la clôture de la deuxième réunion du Forum de l’Islam de France (FORIF), soulignant l’importance de cette reconnaissance.
Bruno Retailleau a déclaré que le dialogue entre l’État et les représentants religieux musulmans devait reposer sur la confiance et la responsabilité.
Il a insisté sur le fait que les musulmans rejettent la déformation de leur foi par des idéologies extrémistes.
Tout en affirmant que l’État ne doit pas interférer dans les institutions religieuses, Bruno Retailleau a précisé qu’il peut leur apporter un soutien.
Dans le cadre de cette initiative, le métier d’imam a été officiellement ajouté à la liste des professions reconnues en France.
Il a qualifié cette mesure d’étape historique, une première dans le pays.
De plus, il a annoncé la création d’une fiche de poste officielle et de contrats de travail pour les imams, offrant ainsi un cadre structuré à leur activité.
Bruno Retailleau a également abordé les inquiétudes liées à l’islamophobie en France, révélant que 173 attaques anti-musulmanes ont été recensées l’an dernier.
Il a toutefois reconnu que le nombre réel est probablement plus élevé en raison du sous-signalement par les victimes.
Pour lutter contre ces actes, le gouvernement mettra en place une nouvelle plateforme de signalement des incidents islamophobes.
Les aumôniers musulmans travaillant dans les hôpitaux et l’armée seront désormais officiellement reconnus comme faisant partie du service public, garantissant ainsi leur intégration dans les institutions de l’État.