Le président de Cuba réaffirme son soutien à la Palestine lors d’un colloque international.

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Le président cubain Miguel Díaz-Canel lors du IVe Colloque International Patria, mars 2025.

Le président de Cuba, Miguel Díaz-Canel, a participé au IVe Colloque International Patria à l’Université de La Havane. Sa présence particulière à une conférence sur « Les Leçons des Médias sur le Génocide Palestinien : Propagande, Silence et Résistance Informationnelle » souligne l’importance des mouvements de solidarité dans la politique étrangère de Cuba. Miguel Díaz-Canel a longtemps été un défenseur de l’engagement continu de l’île dans les luttes mondiales pour la justice, et sa participation à l’événement reflète l’engagement constant de Cuba envers ces causes.

Le colloque a rassemblé plus de 400 délégués venus de quelque 50 pays. « Les participants se sont engagés à établir un Réseau Sud permanent pour continuer à confronter la guerre cognitive, les campagnes de désinformation, la manipulation médiatique et la guerre psychologique promues par les acteurs impérialistes », ont déclaré les organisateurs.

La conférence en question a abordé les dynamiques complexes de la manipulation des médias et de la guerre informationnelle autour de la lutte palestinienne. Elle a attiré une attention particulière, étant donné la position de longue date de Cuba en matière de solidarité internationale avec la Palestine.

 

Díaz-Canel a non seulement réaffirmé le soutien de son pays à la Palestine, mais a également souligné la nécessité de l’information et de la vérité dans la lutte contre les régimes oppressifs.

Ses remarques ont fait écho à la propre lutte de Cuba contre la manipulation médiatique par les puissants États et à l’importance de se battre pour un récit mondial impartial, qui reflète véritablement les luttes de peuples comme les Palestiniens.

La conférence a approfondi le rôle des médias dans la construction des récits autour du génocide palestinien, en se concentrant spécifiquement sur les façons dont la propagande est utilisée pour réduire au silence les voix palestiniennes et manipuler l’opinion publique. Un thème central était celui de la résistance informationnelle, les efforts des militants palestiniens, des journalistes et des citoyens pour contrer les représentations biaisées des médias et offrir une vision non filtrée des violations des droits de l’homme en cours dans la région.

À travers le prisme du contrôle des médias, la conférence a illustré comment la couverture internationale de la situation palestinienne est souvent déformée, minimisée ou réduite au silence, en particulier lorsqu’elle remet en question les intérêts des États puissants et des multinationales. Cela a profondément résonné avec l’histoire de Cuba en matière de résistance à la manipulation médiatique, en particulier dans le cadre de son opposition à l’impérialisme et de son plaidoyer pour les peuples marginalisés dans le monde entier.

La relation de Cuba avec la Palestine est enracinée dans des expériences communes de résistance contre l’impérialisme et le colonialisme. Depuis la révolution cubaine de 1959, Cuba a soutenu de manière constante la souveraineté palestinienne et condamné l’occupation israélienne. La position de Cuba a été celle d’une opposition forte à la normalisation des relations entre Israël et d’autres pays d’Amérique latine, présentant souvent la cause palestinienne comme faisant partie d’une lutte plus large pour la justice et l’autodétermination.

En effet, Cuba est l’un des deux seuls pays d’Amérique latine n’ayant pas de liens avec Israël, le Venezuela étant l’autre après avoir mis fin à ses relations en 2009.

Lorsque l’Assemblée générale de l’ONU a voté pour le partitionnement de la Palestine en 1947, Cuba a voté contre la résolution, « Parce qu’il ne pouvait pas être complice de la coercition de la majorité en Palestine. »

Depuis 1992, Israël a systématiquement voté aux côtés des États-Unis contre toutes les résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU condamnant l’embargo américain sur Cuba. Lors du dernier vote du 2 novembre, une écrasante majorité de 187 pays a voté pour la levée de l’embargo, et deux ont voté contre : les États-Unis et Israël.

Cette position a entraîné des frictions diplomatiques fréquentes entre La Havane et les puissances occidentales, en particulier les États-Unis, qui continuent d’exercer une influence importante sur le discours mondial concernant le conflit israélo-palestinien. Cuba, cependant, reste inébranlable dans son soutien au peuple palestinien, plaidant pour la reconnaissance internationale de leurs droits et l’établissement d’un État palestinien.

La défense constante du gouvernement cubain pour Gaza a suscité à la fois des éloges et des critiques. Le président Miguel Díaz-Canel a fait face à des réactions vives de la part des groupes pro-Israël et de certains gouvernements occidentaux en raison de sa rhétorique ouverte condamnant les actions militaires israéliennes et la crise humanitaire à Gaza. En 2023, par exemple, après le début de la dernière agression israélienne contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, le ministère des Affaires étrangères de Cuba a publié une déclaration condamnant sans ambiguïté les frappes aériennes israéliennes et le meurtre de civils palestiniens.

En réponse, les médias occidentaux et les dirigeants politiques accusent souvent Cuba de soutenir la violence ou de ne pas reconnaître le droit d’Israël à la légitime défense. Cependant, les responsables cubains soutiennent que leur position repose sur les principes de l’anti-impérialisme et des droits de l’homme, soulignant que leur solidarité avec Gaza est un appel à la fin de l’oppression, et non un soutien à la violence.

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