Déconfinement - plus de chômage partiel pour ceux qui refusent d'envoyer leurs enfants à l'école

Les règles vont changer pour l’attribution du chômage partiel pour les parents d’élèves. À partir du 1er juin, les parents qui n’envoient pas leurs enfants à l’école alors que celle-ci peut les accueillir ne pourront plus bénéficier du dispositif de chômage partiel.

Alors que Bruno Le Maire -ministre de l’Economie et des finances- appelait ce 29 avril « un maximum de français » à reprendre le travail. Auprès de Muriel Pénicaud -ministre du Travail- interrogée sur France Inter, le son de cloche était le même : il faut « commencer […] à relancer l économie » ; « On va reprendre l’activité  » a-t-elle déclaré.

Retour à l’école sur la base du volontariat ?

Le gouvernement expliquait dès la semaine dernière que le retour à l’école se ferait sur la base du volontariat. Mais Pénicaud a annoncé qu’« Au mois de mai c’est un choix des parents […] et puis au mois de juin si des écoles ne peuvent pas accueillir tout le monde, si certaines ne sont pas ouvertes, avec l’attestation on pourra continuer à avoir l’activité partielle  » ; « à partir du 1er juin, il faudra une attestation de l’école [justifiant qu’elle ne peut accueillir l’enfant] ». Ainsi, le retour à l’école ne sera donc pas sur la base du « volontariat » comme l’avait annoncé Edouard Philippe mais en fonction de la décision des écoles.

Alexis Corbière, député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis, voit en réalité derrière ces réouvertures d’écoles le souhait de faire reprendre le travail aux salariés par le gouvernement « qui voit l’école comme une garderie », confie-t-il à Franceinfo.

Autre inquiétude, cette fois sur les risques pris en cas de retour à l’école. « Dans mon département, en Seine-Saint-Denis, les gens sont souvent confinés en famille, avec la grand-mère par exemple. Quelles sont les conséquences potentielles si l’enfant retourne à l’école ? », se demande Alexis Corbière.

On invoque la nécessité de ce retour à l’école pour les décrocheurs. Mais là aussi, le député de La France insoumise réagit : « Comment peut-on garantir que ce sont ces élèves qui sont le plus en difficulté qui reviendront ? On sait très bien que ça risque d’être l’inverse ».

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