Les hôpitaux ont bien

Le Canard enchaîné vient de faire douloureuses révélations. Selon le journal, l’Agence Régionale de Santé recommande de « limiter fortement » l’admission en réanimation des « personnes les plus fragiles ». Et le journal ne s’arrête pas là.

Le Canard Enchaîné persiste et signe

 «Dans un hôpital public d’Île-de-France –des documents en possession du “Canard” en attestent–. Aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les six jours les plus critiques de la crise. Un “tri” que personne ne semble prêt à assumer aujourd’hui.»

Le journal explique qu’une circulaire, en date du 19 mars «suggérait de limiter fortement l’admission en réanimation des personnes les plus fragiles.»

Ces accusations ont depuis été démenties par le ministère de la Santé. Il s’était alors exprimé au Figaro :

 «Il n’y a pas de circulaire concernant la prise en charge des résidents d’Ehpad publiée à cette date. Nous ne savons pas de quel document il est question.»

Mais le journal Le Canard enchaîné insiste de nouveau dans l’un de ses derniers articles. C’est en utilisant les chiffres officiels de l’Assistance Publique de Paris que l’auteur prend ses sources. Il explique qu’en une quinzaine jours « la part des patients de plus de 75 ans et de plus de 80 ans dans les services de réanimation avait fondu. Passant respectivement de 19% à 7% et de 9% à 2%. »

Alors qu’au même moment, l’épidémie «a explosé dans ces tranches d’âges élevées.»

Ce texte de recommandations régionales repris par le journal conseil par exemple «l’évaluation du nombre de défaillances d’organes au moment de la prise de décision», ainsi que la «prise en compte de l’état antérieur».

Ce texte de l’ARS aurait également mis au point des « scores de fragilité ». Un score censé aider les soignants à prendre leur décision d’accepter ou de refuser des patients d’un certain âge en réanimation.

Repris par le Canard, le document explique d’ailleurs :

«Une telle admission risquerait aussi de priver un autre patient d’une prise en charge en réanimation, alors qu’elle/il aurait plus de chance d’en bénéficier. Ainsi, nous considérons licite de ne pas admettre un patient en réanimation dès lors qu’il s’agit d’une obstination déraisonnable. Y compris si une place de réanimation est disponible.»

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